Maîtresse en vacances, mon cœur auprès d'Elle.

Catégories : Aux pieds des femmes
il y a 2 heures

Maîtresse était partie quelques jours en vacances avec son amant. Moi, je restais à la maison, retenu par mon travail. Bien sûr, j'aurais aimé être à ses côtés, découvrir ces jolis villages avec Elle, partager ses repas, la voir sourire au réveil et profiter de sa présence. Mais mes obligations professionnelles ne me permettaient pas de partir.

Avant son départ, Maîtresse m'avait confié une liste de choses à faire : entretenir la maison, tondre la pelouse, faire le ménage, vérifier que tout était parfaitement rangé et préparer quelques petites choses pour son retour. — Je compte sur toi, mon cœur. Je veux retrouver une maison impeccable à mon retour. Tu sais combien j'aime que tout soit en ordre. J'avais acquiescé avec un sourire. Comment aurais-je pu lui refuser quoi que ce soit ? J'aimais prendre soin d'Elle, lui faciliter la vie et penser aux petits détails qui pouvaient contribuer à son bonheur. Même loin d'Elle, je pouvais continuer à lui être utile, à ma façon. Bien sûr, une petite pointe de tristesse m'avait accompagné lorsqu'Elle avait fermé sa valise. J'aurais tant aimé être celui qui l'accompagnerait pendant ces vacances. Mais je savais aussi combien Elle aimait se sentir désirée, choyée et libre de profiter de l'instant présent. Et si son bonheur passait cette fois par ces quelques jours avec son amant, je voulais essayer de m'en réjouir pour Elle. Avant de partir, Elle m'avait embrassé et murmuré : — Ne sois pas triste, mon cœur. Je veux que tu saches ce que je fais. Je vais t'envoyer des messages et des photos. Je veux aussi te faire partager mon séjour. Ces derniers mots m'avaient touché. Même si je ne serais pas à ses côtés, Elle voulait m'emmener un peu avec Elle, dans ses pensées et dans ses confidences. Je ne savais pas encore à quel point chacun de ses messages allait me rappeler combien je l'aimais… et combien ma place auprès d'Elle était particulière.

Premier jour — 10 h 17 J'étais au travail lorsque mon téléphone vibra. « Bonjour mon cœur. Nous venons de nous réveiller. Nous avons fait la grasse matinée, tous les deux enlacés. Qu'est-ce que c'était bon de rester au lit sans regarder l'heure, de sentir ses bras autour de moi et de profiter de sa présence… Tu sais combien j'aime ces moments où je n'ai rien d'autre à faire que de me laisser câliner. » Je relus son message avec tendresse. Je l'imaginais encore blottie contre lui, ses cheveux en désordre, son joli sourire au réveil. J'aurais aimé être là, pouvoir lui caresser doucement les cheveux, déposer un baiser sur son front et lui apporter son petit-déjeuner au lit. Mais je savais que ce matin-là, c'était un autre homme qui avait ce privilège. Une pointe de jalousie me traversa le cœur. Je ne pouvais pas prétendre que cela ne me faisait rien. Maîtresse était la femme que j'aimais, celle dont le bonheur comptait tant pour moi. Savoir qu'un autre homme la serrait dans ses bras me rappelait douloureusement que je n'étais pas à ses côtés. Pourtant, je ne voulais pas gâcher son plaisir avec ma tristesse. Un second message arriva. « Au fait, mon cœur, as-tu pensé à sortir les poubelles avant de partir travailler ? Et n'oublie pas la pelouse ce soir. Je voudrais que tout soit propre pour mon retour. Je sais que je peux compter sur toi. Bisous, mon petit homme. » Je souris malgré moi. Elle pouvait être dans les bras de son amant et penser, au milieu de cette matinée de détente, à la maison qu'Elle retrouverait en rentrant. Et moi, j'étais heureux qu'Elle pense à moi. Ce simple « mon cœur » avait le pouvoir d'adoucir ma matinée. Je n'étais pas l'homme qui partageait son lit pendant ces vacances, mais j'étais toujours celui à qui Elle confiait ses petites exigences, celui dont Elle connaissait la fidélité et le dévouement. Je répondis que tout serait fait. Puis je rangeai mon téléphone, avec cette pensée un peu mélancolique : Pourvu qu'Elle passe de merveilleuses vacances. Je veux tellement qu'Elle soit heureuse.

Deuxième jour — 12 h 43 Une nouvelle notification apparut sur mon écran. C'était une photo de son déjeuner : un plat joliment présenté, un verre posé à côté et, en arrière-plan, le soleil qui baignait la terrasse du restaurant. « Regarde ce que nous mangeons, mon cœur ! Le restaurant est superbe, la terrasse donne sur une petite place magnifique. J'ai choisi ce plat parce qu'il me faisait envie, et il est délicieux. Tu aurais aimé l'endroit. Dommage que tu ne sois pas avec nous… » Je regardai longuement la photographie. J'aurais aimé découvrir cet endroit avec Elle, lui proposer de goûter dans mon assiette, la regarder choisir son dessert et profiter simplement de sa présence. J'aurais aimé être celui qui lui tirerait sa chaise, qui veillerait à ce qu'Elle ne manque de rien et qui repartirait avec Elle, la main dans la sienne. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir de profiter de ce séjour. Après tout, si j'aimais tant Maîtresse, c'était aussi parce que je voulais la voir heureuse, épanouie, libre de vivre les expériences qui lui plaisaient. Un second message suivit : « Enfin, tu aurais surtout été très occupé à t'occuper de moi, comme tu sais si bien le faire. Il me connaît de mieux en mieux et sait déjà comment me faire plaisir. Je crois que nous allons prendre un dessert. » Cette fois, mon sourire fut plus difficile à retenir. J'aurais aimé être celui qui la connaissait le mieux, celui qui savait reconnaître chacune de ses envies avant même qu'Elle ait besoin de les exprimer. Mais je devais accepter qu'un autre homme découvre aussi ses préférences, ses habitudes, ses petits plaisirs. Et, au fond de moi, je voulais qu'Elle soit choyée. Même si cela signifiait qu'un autre homme lui apportait aujourd'hui ce que j'aurais tant aimé lui offrir. Je rangeai mon téléphone et retournai à mes occupations. Pendant ma pause, je repensai à son sourire sur la photo. Elle est heureuse. C'est ce qui compte. Cette pensée ne faisait pas disparaître ma jalousie, mais elle m'aidait à vivre avec elle.

Troisième jour — 9 h 26 « Mon cœur, nous avons visité ce matin un petit village absolument magnifique. Des ruelles anciennes, des maisons en pierre, des petites boutiques… Je suis certaine que cet endroit t'aurait beaucoup plu. Tu aurais pris mille photos ! » Une seconde photo suivit, montrant Maîtresse devant une jolie façade, souriante, avec cette expression qui me faisait toujours fondre. Je connaissais ce sourire. Je l'avais vu tant de fois au cours de nos promenades, lorsque nous découvrions ensemble un paysage qui nous plaisait. J'aurais presque pu deviner ce qu'Elle avait dit au moment de la photo. Je ressentis une douce nostalgie. J'aurais aimé marcher à ses côtés, lui proposer mon bras dans les ruelles pavées, m'arrêter avec Elle devant une vitrine et l'écouter me raconter ce qu'Elle trouvait beau. Mais cette fois, quelqu'un d'autre avait partagé ces instants. Puis Maîtresse m'écrivit : « Il est vraiment gentil, tu sais. Nous avons beaucoup parlé hier soir. Je pense que vous pourriez bien vous entendre tous les deux. Il a de l'humour, il est attentionné, et il comprend très bien ce que j'aime. Je suis heureuse de partager ces moments avec lui. » Je restai silencieux un moment. J'aurais voulu être cet homme qui la faisait rire pendant ses vacances, celui avec qui Elle partageait ses découvertes et ses soirées. Une part de moi aurait aimé qu'Elle me dise que je lui manquais, que personne ne pouvait remplacer ma présence. Mais Elle me parlait de lui avec enthousiasme, et je savais qu'Elle ne me racontait pas cela pour me blesser. Elle voulait me faire partager son bonheur, comme Elle me l'avait promis. Alors, au lieu de chercher à diminuer la place de cet homme dans ses pensées, j'essayai de me réjouir de ce qu'il lui apportait. Si cet homme sait la rendre heureuse, alors je veux au moins essayer de l'accepter. Maîtresse mérite de profiter de la vie, même lorsque je ne suis pas celui qui lui tient la main. Le message suivant me ramena doucement à la réalité : « Et toi, mon cœur, comment avance la maison ? La pelouse est-elle tondue ? La cuisine est-elle impeccable ? Je compte sur toi pour que tout soit parfait. Tu es un amour. » Je répondis que tout avançait bien. Je savais que, pendant que je m'occuperais du jardin, Elle continuerait à découvrir de nouveaux endroits avec son amant. Et je voulais qu'en rentrant, Elle retrouve une maison accueillante, un jardin bien entretenu et un homme heureux de la revoir. Un homme qui l'aimait toujours autant, malgré ce qu'il devait parfois garder pour lui.

Quatrième jour — 17 h 51 J'étais rentré du travail et je venais de terminer la tonte de la pelouse lorsque mon téléphone vibra. « Mon cœur, merci d'avoir pensé à mettre ma nuisette noire dans ma valise ! Elle me plaît énormément. Je l'ai mise hier soir et il l'a trouvée très jolie sur moi. Il m'a dit qu'elle m'allait à merveille. Tu as vraiment bon goût quand il s'agit de choisir mes affaires. » Je connaissais bien cette nuisette. Je l'avais soigneusement pliée avant son départ, en pensant qu'Elle pourrait en avoir envie pendant ses vacances. Je l'avais choisie parce que je savais qu'elle lui plaisait, parce que je connaissais la façon dont le tissu soulignait sa silhouette et parce que j'aimais la voir se sentir belle. En apprenant qu'Elle l'avait portée devant son amant, je ressentis ce mélange étrange de fierté et de jalousie que je n'aurais pas su expliquer à quelqu'un qui ne connaissait pas notre relation. J'aurais aimé être celui qui la regarderait avec admiration. Mais je ne pouvais m'empêcher d'imaginer la scène : Maîtresse enfilant la nuisette que j'avais préparée, se regardant dans le miroir, puis rejoignant cet homme qui allait pouvoir profiter de sa présence. J'avais contribué, à ma manière, à préparer une soirée dont je ne faisais pas partie. Et pourtant, je ne regrettais pas d'avoir glissé cette nuisette dans sa valise. Je voulais qu'Elle se sente belle. Je voulais qu'Elle se plaise, qu'Elle se sente désirée et qu'Elle profite pleinement de ses vacances. Un autre message arriva presque aussitôt : « Nous sommes rentrés assez tard hier soir. Nous avions passé une très belle soirée, et je n'avais aucune envie qu'elle se termine. J'aime me sentir désirée, mon cœur. J'aime aussi pouvoir profiter de ces moments sans avoir à penser au lendemain. » Je posai mon téléphone quelques secondes. Oui, j'aurais aimé être à la place de cet homme. Oui, j'aurais aimé que ce soit moi qui partage ces instants avec Elle. Mais mon amour pour Maîtresse ne se résumait pas à ce que je pouvais recevoir d'Elle. Il y avait aussi tout ce que je voulais lui donner : mon attention, ma fidélité, mon dévouement, ces gestes discrets qui lui facilitaient la vie. Alors je me remis à ranger les outils de jardinage. La pelouse était impeccable. La maison aussi. Je voulais qu'Elle puisse rentrer sans avoir à se soucier de quoi que ce soit.

Cinquième jour — 11 h 08 J'étais au travail lorsque son message arriva. Son message fut plus direct. « Mon cœur, je viens de lui faire une fellation. Il a beaucoup aimé. Nous étions tranquilles, nous avions du temps devant nous, et j'avais envie de lui faire plaisir. C'est agréable de pouvoir prendre son temps, de découvrir ce qui plaît à l'autre et de profiter pleinement de l'instant. » Je restai silencieux devant mon écran. Même si je savais que Maîtresse profitait de ses vacances avec son amant, lire ces mots rendait leur intimité particulièrement concrète. Mais je savais parfaitement que ma place était différente, et Maîtresse ne manquait jamais une occasion de me le rappeler avec cette autorité tranquille qui me touchait autant qu'elle me désarmait. Quelques instants plus tard, un nouveau message apparut. « J'aurais aimé que tu sois là avec nous, mon cœur. Pas pour prendre la place de mon amant, bien entendu, mais pour bien t'occuper de moi comme tu sais si bien le faire. Tu aurais préparé mes affaires, veillé à ce que je ne manque de rien et tu nous aurais laissés profiter de nos moments ensemble. Tu sais combien j'aime être choyée. » Puis, comme si Elle avait deviné les pensées qui me traversaient, Maîtresse ajouta : « Et ne te fais pas d'illusions, mon cœur. Il y a des choses que je partage avec lui et que tu n'auras pas. Ce n'est pas parce que tu m'aimes et que tu prends soin de moi que tu peux prétendre à la même place que lui. Toi, tu es mon soumis. Tu as ta place auprès de moi, mais c'est moi qui décide de ce que je t'accorde. J'espère que tu l'as bien compris. » Je baissai les yeux vers la cage de chasteté que je portais. Elle me rappelait discrètement, à chaque instant, l'engagement que j'avais pris envers Maîtresse. Elle seule détenait les clés, précieusement gardées avec Elle, dans sa valise, à des kilomètres de moi. Je savais qu'Elle n'avait aucune intention de me les confier simplement parce que j'en éprouverais l'envie. Un dernier message vint compléter ses paroles : « D'ailleurs, mon cœur, j'espère que tu n'as pas oublié que les clés de ta cage sont avec moi. Elles resteront bien au chaud dans mon sac pendant que je profite de mes vacances. Tu n'as pas à te demander quand tu pourras être libéré : c'est moi qui en déciderai, lorsque je le jugerai bon. En attendant, je veux que tu continues à être sage, à prendre soin de la maison et à penser à moi. Pendant que mon amant profite de ma présence, toi, tu peux me montrer ton amour autrement. Et je sais que tu en es capable. » Je relus ses mots plusieurs fois. Maîtresse venait de poser les choses avec une clarté qui ne laissait aucune place à l'ambiguïté. Son amant partageait son intimité, ses nuits et les plaisirs de ses vacances. Moi, j'étais celui qui attendait, qui veillait sur la maison et qui portait sur lui le rappel permanent de son autorité. J'aurais menti en prétendant que cela ne me faisait rien. J'aurais aimé être à la place de cet homme, pouvoir serrer Maîtresse contre moi et lui offrir toute la tendresse dont j'étais capable. Mais je savais que mon amour ne me donnait aucun droit sur Elle. Alors, malgré cette pointe de jalousie, je répondis simplement : « J'ai bien compris, Maîtresse. Les clés sont avec vous, et je sais que c'est vous qui décidez. Je vais prendre soin de la maison comme vous me l'avez demandé. Vous me manquez beaucoup et je souhaite surtout que vous profitiez pleinement de vos vacances. Je vous embrasse tendrement. » Je posai mon téléphone et regardai autour de moi. La maison était calme, la pelouse venait d'être tondue et tout était à sa place. Maîtresse était loin, auprès de son amant, et je n'avais aucun moyen de changer cette réalité. La cage que je portais me rappelait que les clés étaient avec Elle, tout comme ses messages me rappelaient que ma place ne serait jamais celle de l'homme qui partageait son lit pendant ces vacances. Mais je l'aimais toujours autant. Et tandis qu'Elle profitait de son séjour, je me remis à mes occupations, avec l'espoir de la retrouver bientôt, de revoir son sourire et de pouvoir enfin lui dire de vive voix combien Elle m'avait manqué.

Le dernier soir — 20 h 14 La journée avait été longue. J'avais terminé mes obligations, rangé les dernières affaires et vérifié une nouvelle fois que tout était en ordre. Je voulais que Maîtresse retrouve sa maison exactement comme Elle l'aimait. Mon téléphone vibra. Une photographie de son dîner apparut : deux assiettes, des bougies, une table joliment dressée. « Dernière soirée ici, mon cœur. Nous avons choisi un très bon restaurant pour en profiter jusqu'au bout. Je suis un peu triste que le séjour se termine. Nous avons tellement bien profité de ces quelques jours… » Je regardai la photo avec un sourire un peu triste. J'aurais aimé être assis en face d'Elle. J'aurais aimé la regarder choisir son plat, l'écouter raconter sa journée et rire avec Elle de petites choses sans importance. J'aurais aimé pouvoir lui prendre la main sous la table et lui dire combien j'étais heureux d'être là. Mais ce soir-là, c'était son amant qui partageait ce dîner avec Elle. Je ne pouvais pas faire comme si cela ne me touchait pas. Maîtresse était la femme que j'aimais, et l'idée qu'Elle ait envie de prolonger ces moments avec un autre homme réveillait en moi des sentiments contradictoires. Pourtant, je ne voulais pas que mon manque devienne un poids pour Elle. Puis un nouveau message arriva : « Il est vraiment adorable avec moi. Il aime me faire plaisir, il est attentif à mes envies, et je me sens très bien à ses côtés. Je crois que ces vacances nous ont rapprochés. J'avais besoin de cette parenthèse. » Je relus ces mots lentement. Elle était heureuse. Elle avait vécu de beaux moments, découvert de nouveaux endroits et partagé une intimité avec cet homme. Leur relation avait peut-être pris une nouvelle dimension. J'aurais aimé être celui qui lui apportait tout cela. Mais je ne voulais pas transformer mon amour en reproches. Je voulais qu'Elle puisse me parler librement, qu'Elle sache que je pouvais écouter ses confidences et que je continuerais à prendre soin d'Elle. Je ne prétendais pas être dépourvu de jalousie. Je ne prétendais pas non plus que tout était facile. J'essayais simplement de faire une place à ces émotions, parce que mon attachement à Maîtresse était plus profond que le besoin d'être toujours celui qu'Elle choisissait en premier. Son dernier message arriva quelques minutes plus tard : « Mais ne t'inquiète pas, mon cœur. Je rentre bientôt. J'espère que la maison sera aussi impeccable que d'habitude. Merci d'avoir pris soin de tout pendant mon absence. Tu es précieux pour moi, même si tu n'as pas pu être là. » Ces quelques mots me firent du bien. Tu es précieux pour moi. Je savais que je ne devais pas chercher dans cette phrase une promesse qu'Elle ne m'avait pas faite. Je savais que son bonheur avec son amant était réel et que ma place était différente. Mais je savais aussi ce que je ressentais pour Elle. Je l'aimais dans ses sourires, dans ses petites exigences, dans ses messages affectueux et même dans ces confidences qui me demandaient parfois davantage de courage que je ne l'aurais imaginé. Je l'aimais lorsque je pouvais la serrer dans mes bras, et je l'aimais encore lorsque je devais me contenter d'une photographie sur l'écran de mon téléphone. Je l'aimais sans cesser d'être un homme avec ses propres émotions, ses propres envies et ses moments de fragilité. Et je voulais continuer à apprendre à être son soumis sans oublier que, derrière cette soumission, il y avait surtout un cœur profondément attaché à Elle.

À la veille de son retour. Avant de me coucher, je lui envoyai un dernier message : « Bonne dernière soirée, Maîtresse. Profitez bien de ces derniers instants avec lui. Je suis heureux que vous ayez pu vivre de si beaux moments. Vous me manquez énormément, et j'ai hâte de vous retrouver. Tout est en ordre à la maison. Je vous attends avec toute ma tendresse. » Sa réponse arriva presque immédiatement : « Merci, mon cœur. Tu es parfait. Nous allons encore profiter un peu de notre soirée. Je t'embrasse. À bientôt. » Je posai mon téléphone. Demain, je retournerais travailler. Maîtresse rentrerait bientôt, avec ses souvenirs, ses photos et peut-être de nouvelles anecdotes à me raconter. Je serais là pour l'accueillir. Je l'aiderais à défaire sa valise, je rangerais ses affaires et je l'écouterais me raconter ce qu'Elle aurait envie de partager. Peut-être me parlerait Elle encore de son amant, de leur complicité, de leurs nuits et de ces petits moments qui avaient rendu ses vacances si agréables. Je l'écouterais, même si certaines phrases me serreraient le cœur. Non pas parce que je n'avais pas de sentiments, ni parce que j'étais incapable d'être jaloux, mais parce que je voulais construire avec Maîtresse une relation dans laquelle la confiance et la sincérité auraient leur place. J'aurais aimé être l'homme qui l'avait accompagnée pendant ces vacances. J'aurais aimé partager ses réveils, ses promenades, ses repas et ses nuits. À la place, j'avais préparé sa valise, pensé à sa nuisette noire, entretenu notre maison et veillé à ce qu'Elle ne manque de rien à son retour. Lui était l'homme avec lequel Elle avait choisi de partir. Moi, j'étais celui qui l'attendait, qui connaissait ses habitudes, qui aimait prendre soin d'Elle et qui espérait retrouver bientôt sa présence. Et malgré cette différence, malgré la jalousie et les questions qui me traversaient parfois l'esprit, une chose demeurait intacte : mon amour pour Maîtresse. Je ne savais pas exactement ce que l'avenir nous réserverait, ni quelle place son amant prendrait dans sa vie. Mais je savais que je voulais continuer à l'aimer, à l'écouter et à prendre soin d'Elle, sans prétendre que mon cœur ne ressentait jamais de douleur. Car ma soumission n'effaçait pas mes sentiments. Elle leur donnait simplement une autre façon de s'exprimer. Et, dans le silence de cette maison que j'avais préparée pour Elle, je me surpris à sourire en imaginant son retour. Maîtresse allait bientôt rentrer. Et moi, malgré toutes les émotions que ces quelques jours avaient fait naître en moi, je n'aspirais qu'à une chose : retrouver Maîtresse, m'agenouiller devant Elle et déposer un tendre baiser sur ses pieds, avant de lever les yeux vers Elle et de lui murmurer avec tout l'amour et la dévotion que je lui portais : — Vous m'avez tellement manqué, Maîtresse. Je suis heureux que vous soyez rentrée.

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